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Maintenir les fondamentaux
Les ressources de fonctionnement ne croissent plus autant qu'avant.
Des taux d'imposition inchangés, des dépenses de gestion contenues.
Tenir compte de la stagnation des ressources de fontionnement, contenir la progression des dépenses de gestion, poursuivre la réduction de l'encours de la dette et les actions d'aménagement et d'équipement. Voilà les quatre principes sur lesquels la Ville a élaboré son budget. “Des orientations prudentes, selon Joseph Tasca, adjoint aux finances, dans le but de maintenir des fondametaux financiers sains dans un contexte économique, social et financier tendu.”
Contexte symbolisé par “l'atonie” des ressources de fontionnement (+0,5% seulement), avec des baisse des dotations (-0,6%) et des compensations fiscales de l'Etat (-3%), ainsi que du Fonds départemental de péréquation de la taxe professionnelle (-1,5%). Contexte qui n'a pas pour autant remis en cause la volonté de la Ville de ne pas augmenter ses taux d'imposition. Pour faire face à “ce nouveau modèle économique”, elle a choisi de contenir ses dépenses de gestion (9100000 euros), “sans baisser le niveau de service aux Echirollois”, et de maintenir ses charges de personnel (27 300 000 euros) par des mesures de gestion renforcées (réduction des renforts, maîtrise des heures supplémentaires), aussi appquées à ses partenaires (CCAS, Repac, évade...).
Cela permettra d'améliorer son niveau d'épargne et l'autofinancement de ses investissements, tout comme la réduction de l'encours de la dette, avec une baisse de près de 1 000 000 d'euros. Le but étant d'atteindre, cette année, un niveau inférieur à 2008, autour de 60 000 000 d'euros fin 2014. Ces choix ont conduit à réexaminer le niveau d'investissement, près de 7 500 000 euros de dépenses d'équipement, “de décaler ou redimensionner certains projets, sans remettre en cause les engagements essentiels. Des efforts à poursuivre dans le cadre d'un programme pluriannuel de trois ans”, conclut l'adjoint, avant de laisser place au débat.
LES VOTES
Le budget a été adopté avec trois oppositions du MoDem et de Lutte ouvrière, quatre abstentions d'Echirolles autrement UMP/Gauche moderne. Les taux d'imposition, dont la part municipale est inchangée, ont été adoptés à l'unanimité.

La question du logement, ici la résidence Les Soleils destinée aux jeunes publics récemment inaugurée (1), reste d'actualité, tout comme celle du développement du lien social en direction des jeunes et des anciens (2 et 3). L'investissement dans les quartiers, à la Ville Neuve ou au Village 2, dans le cadre de son renouvellement urbain (4 et 5), n'est pas oublié.
La gestion de la dette
Après une baisse attendue de 1,5 million d'euros en 2011, une nouvelle diminution de l'endettement de près de 1 million d'euros est proposée. Le niveau de la dette s'établirait donc à 63,3 millions d'euros fin 2012, contre 65,7 millions d'euros fin 2010. L'objectif est d'atteindre, dès cette année, un niveau d'endettement inférieur à celui de 2008 et de tendre vers les 60 millions d'euros fin 2014. Réduire l'encours de la dette, c'est également faire le choix de préserver les capacités d'investissement.
Dès l'automne dernier, la Ville a anticipé une probable restriction des offres de prêts à destination des collectivités locales en consultant l'ensemble de ses organismes prêteurs. Cet appel d'offres a été rendu infructueux. La Ville a alors sollicité la Caisse des dépôts et consignations qui s'est engagée sur la totalité de ses besoins de financement sur la base de trois prêts à taux fixe, sans aucun risque. Notre collectivité conserve ainsi un pouvoir de financement de ses investissements grâce à cette anticipation.

Les taux de fiscalité (taxes d'habitation et foncières)
Parmi les recettes, le produit de la fiscalité directe locale augmentera de 2,2 %. Cette progression résulte essentiellement de la revalorisation de 1,8 % des bases fiscales (valeurs locatives) décidée par le Parlement dans le cadre de la loi de finances 2012 et de la hausse prévue de 0,4 % des bases physiques, qui correspond grosso modo au nombre supplémentaire d'immeubles imposables sur la ville. Cette augmentation du produit fiscal attendu s'élèvera à un peu plus de 600 000 euros par rapport au budget primitif 2011. Ces recettes nouvelles interviendront sans que la Ville ne touche aux taux d'imposition des trois taxes directes (d'habitation, du foncier bâti et non bâti), qui n'ont augmenté que de 4 % depuis 2008, soit 0,8 % en moyenne annuelle. Ce produit ne représente aujourd'hui que 37 % des recettes de fonctionnement, un niveau équivalent à celui des autres communes de la strate démographique d'Echirolles.

Budget de fonctionnement de la ville

Les principaux investissements
Dans le cadre des efforts de gestion et de prospective, le PPI est une “feuille de route” stratégique, renforcée et synthétique, des investissements jusqu'en 2015. Un exercice de cohérence nécessaire dans un contexte économique et social tendu, qui tient compte des capacités de recettes de la Ville (plusieurs centaines de milliers d'euros en moins cette année par rapport à 2011).
Cet instrument d'anticipation et de pilotage dans une logique d'objectifs sera présenté au conseil municipal avant l'été, à l'occasion de l'examen du compte administratif 2011. Il améliorera la visibilité financière à moyen terme, la programmation des ressources et des dépenses.
Budget de fonctionnement de la ville

Les principales dépenses de fonctionnement
(hors frais de personnel)
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