La soirée mettait à l’honneur le travail des bénévoles et des associations investis dans Cité Plurielle : l’association des Tunisiens d’Echirolles, Convivio Portugal, Voix de femmes, Iberia Cultura, Amicale des réunionnais du dauphiné, Dounia, Echirolles Palestine Solidarité, les groupes d’habitants du Secours populaire, l’Amicale des habitants des Essarts, Construire ensemble Beaumarchais-Berry.
Pour revivre la manifestation au plus près, des vidéos sont régulièrement mises en ligne ! Cliquez sur l’image pour découvrir l’ensemble des vidéos
Un autre regard d’Épinal
Jeudi 22 mars 2012
L’association Vie et partage, en collaboration avec la photographe Nadine Barbançon, du collectif Un euro ne fait pas le printemps, a mené un travail de déconstruction de l’image, en l’occurrence de celle du Noir à travers deux siècles d’affiches publicitaires, afin de mettre à jour ces procédés. Un travail présenté au Centre social Village Sud, qui a fait mouche : “Il faut toujours se poser la question de ce que l’on veut me faire voir à travers une image”, concluait une habitante. Le travail de détournement des affiches publicitaires réalisé par des jeunes de l’association sera présenté à l’automne.
Projection-débat “Ici, on noie les algériens”
Jeudi 22 mars 2012
Près de 70 personnes ont répondu à l’invitation du Collectif Cité Plurielle, du Club de réflexion sur l’intégration (CRI) et du Front uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP) à assister à la projection du documentaire de Yasmina Adi, “Ici, on noie les algériens”, nominé pour le César 2012 du meilleur film documentaire. Ce documentaire relate les évènements de la nuit du 17 octobre 1961 lors de laquelle des algériens bravant le couvre-feu pour manifester leur soutien à l’indépendance de l’Algérie ont été jetés dans la Seine par les forces de l’ordre. La projection, instructive et émouvante, a été suivie d’un échange avec Kamel Badaoui, membre du FUIQP.
Midi-deux : Jouer collectif
Le racisme, aussi ordinaire soit-il, sévit au quotidien avec ses facultés de diviser les populations et de légitimer toute tentative de domination d’un peuple sur un autre. Encore au cœur des débats des midi-deux, ce sujet invite désormais à des réactions et à des démarches plus collectives.
“Le seul moyen de s’en sortir, c’est l’engagement et le combat”. Cette phrase, souvent entendue lors des midi-deux, caracole en tête des intentions et des comportements à avoir pour sortir du statut de victime. “Il n’y a pas de place pour s’enfermer dans une quelconque victimisation, il faut lutter pour les mêmes droits pour tous”. Tout le monde en convient, autour des tables dressées à la MJC Desnos et au Village 2, grâce aux bénévoles et aux associations. Le maire Renzo Sulli, en tête, qui pose sans réserve la question : “Quel destin collectif voulons-nous et quelle démarche choisissons-nous pour y arriver ?”. Il convient cependant de se méfier du poids des mots et de leur interprétation.
Celui de “diversité” en est un exemple. Au point d’ailleurs de retenir toutes les attentions, au Village 2, pour rappeler son concept d’origine, plus axé sur une richesse mise au bénéfice d’une nation. Les uns et les autres le reconnaissent, “la diversité fait diversion”. Ce mot, aujourd’hui utilisé dans le discours politique, rompt avec le sens de richesse pour installer une idéologie du mérite. Ne dit-on pas “issu de la diversité” ? Histoire de remettre chacun à sa place, de conforter le racisme, d’enfermer les “divers” dans une logique de laquelle ils ne peuvent plus sortir. Celui “issu de la diversité” porte, quasi à vie, les stigmates d’une origine, d’une ethnie culturelle différente. En sortir veut dire le mériter, et l’aventure en incombe à l’individu, à défaut de concerner un groupe, voire une communauté.
Vivre du commun
Le dernier midi-deux de cette édition, à l’Espace jeunes Picasso, avec le centre social de la Ponatière pour le repas, interrogeait le rapport citoyenneté-identité. Quel lien entre identité culturelle et exercice de la citoyenneté ? Pour Fabrice Dhume, “il varie selon les périodes. Nous sommes dans une période d’ethnonationalisme, où l’on rajoute des conditions exorbitantes pour avoir la nationalité, devenir citoyen. On est français ou on ne l’est pas”, estime le sociologue. Idem pour des valeurs, comme la laïcité, “posées de manière schématique, dure, avec un manque de souplesse, d’articulation. Il faut réajuster un certain nombre de valeurs, en redébattre, les redéfinir pour se les réapproprier, avancer ensemble. C’est difficile, mais c’est cette capacité à vivre le conflit, à partager nos désaccords, qui déterminera notre capacité à vivre du commun”. Pour se faire, l’école a, selon une participante, un rôle important à jouer, “en transmettant une culture beaucoup plus large qu’elle ne le fait actuellement, pour faire sentir la richesse humaine à tous les enfants”.
M.J. et L.J.
La Maison de l’enfant entre France et Inde
Jeudi 22 mars 2012
Une exposition et des ateliers permettaient aux enfants de plonger les deux pieds dans les cultures françaises et indiennes. Boulagerie, danse indienne, musique... Le but était de croiser les regards entre les cultures.
En photo, l’atelier “les grands bâtisseurs” pour reproduire les grandes constructions ou tout du moins s’en amuser...
Hk et les saltimbanks en concert
Mercredi 21 mars 2012
Grosse ambiance à la salle des fêtes sous les rythmes endiablés de HK et les saltimbanks. La première partie a été assurée par les jeunes du collectif debloc’notes, encadré par la MJC Desnos.
Et si j’étais
Mercredi 21 mars 2012
Danse, chant, théâtre, vidéo, créations plastiques... Le temps d’un spectacle, les enfants des centres de loisirs d’évade ont fait la démonstration de leurs talents sur la scène du Cinéthéâtre de La Ponatière, en mettant en avant les activités pratiquées dans les structures. Un temps festif, imprégné d’émotion au moment d’entonner la chanson de Jean-Jacques Goldman, Né en 17 à Leidenstadt.
Exposition-débat
Mardi 20 mars
Autour de l’exposition “2002-2012 : la longue marche vers l’égalité” créée par un groupe d’habitants du centre social des essarts, un débat sur la question du racisme s’est déroulé à La Butte.
Les habitants ont pris la parole pour témoigner de leur vécu, de leur histoire, raconter comment ils ressentent les choses, et réagir aux autres témoignages. Un moment fort de Cité plurielle, où la parole a circulé, libérée, sur un sujet fort et personnel. Quelques extraits :
“On a tous quelquechose à dire, on a tous ressenti quelquechose qui nous a marqué.”
“Je n’avais jamais senti que je n’étais pas à ma place. Depuis 10 ans, je ne suis pas à ma place. Depuis 10 ans, je sens que je suis musulmane. ”
“Nous sommes des enfants d’immigrés. Je suis né en Algérie, mais j’ai posé mes valises ici. Il faut que chacun comprenne que lorsque l’on pose ses valises, nous sommes tous français !”
“Le racisme n’est pas uniquement en direction des musulmans, ma fille est métisse et rejetée à l’école !”
“On vous demande si vous savez lire et écrire, et je réponds : Vous avez du culot, quel est votre bagage intellectuel ? Je viens du Congo et on passait le même bac qu’en France ! ”
Soirée poésie au centre social des Ecureuils
Mardi 20 mars 2012
Animée par Yves Gaudin, la soirée “poésie sans frontières” au centre social des Ecureuils était le moment pour écouter ou échanger des poèmes venus de tous horizons, de toutes langues. Des poèmes récités pour certains dans leur langue d’origine, pour se laisser porter par les sonorités des mots, la diversité de la langue, l’universalité des messages...
Place du Berry Entre voisins
Mardi 20 mars 2012
Quand Cité plurielle sert de prétexte à la rencontre et à l’organisation de moments d’échanges alors on peut dire que le rendez-vous porte ses fruits. C’est ce qui s’est passé sur la place du Berry, sous les bons auspices de l’association Construire ensemble Beaumarchais-Berry. Un petit chapiteau dressé, des tables avec quelques gâteaux et gourmandises, un succulent thé à la menthe, un accueil de circonstance... toutes les conditions sont alors requises pour susciter la rencontre et l’ambiance conviviale. Ce qui n’a pas échappé aux riverains, invités en qualité de voisins.
Cross de l’égalité
17 mars 2012
1850 kilomètres ont été parcourus lors du cross de l’égalité qui ouvre traditionnellement la semaine de Cité Plurielle.
Le principe est simple, courir ensemble pour l’égalité !
La fanfare Yebarov a donné de l’elan aux coureurs
A la fin de la matinée, 1850 kilomètres ont été parcourus par l’ensemble des participants
Inauguration de Cité plurielle
Samedi 17 mars 2012
Le maire et les élus ont ouvert, à l’hôtel de ville1 la semaine autour de l’exposition “La longue marche vers l’égalité”
Le groupe des habitants du centre social des essarts qui ont créé l’exposition
L’animation musicale a été assurée par Imnamé & Chignon Man
Bernard Garnier et Laura Tirandaz, du collectif Troisième Bureau ont fait vivre quelques textes...
Soirée Slam
Samedi 17 mars
Professionnels et amateurs ont clamé leurs textes sur la scène de la Ponatière lors de la soirée slam portée par Dcap, en partenariat avec la TAG pour la clôture du pintemps de poètes. Avec les participation de Cathy Ko, Auriane Faure, Bastien Mots Paumés...