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4 grands thèmes (l’aménagement urbain, les acteurs de la Cité, la "ville durable", le cadre de vie et la vie sociale) 4 heures de discussions et des interventions souvent pertinentes des habitants pour exprimer satisfaction, inquiétude, ou parler de problèmes du quotidien. « Les habitants sont des experts du quotidien qui connaissent en détail la façon dont marche la ville » soulignera l’animateur Pierre Mahey.
Le maire, qui a rappelé l’importance de la participation citoyenne dans son discours introductif, les élus et des responsables des services de la Ville étaient présents lors de cette soirée pour apporter des éléments de réponses. Alain Faure, docteur en sciences politiques, en qualité de grand témoin apportait un regard extérieur expert, et méfiant à priori « Je dis toujours à mes élèves de se méfier de la démonstration participative, des grands mots. Il ne faut pas se contenter des discours, il faut faire des enquêtes »
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La salle des fêtes était pleine. Une fréquentation en hausse pour cette 5e édition des assises.
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Renzo Sulli lors de son discours introductif.
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Des clips et débats
Chacun des thèmes était introduit par un clip de 5 minutes. Des minutes riches d’informations filmées au cours des dernières années pour autant de clés d’entrées, de question partagées, d’ambitions évoquées, qui servaient de point d’ancrage aux débats. Pierre Mahey se faisait alors maître de conférence, allait d’habitants en habitants au gré des mains levées, d’élus en agents pour de véritables échanges. Et si toutes les questions n’ont pu obtenir de réponses directes, elles ont toutes été entendues, notées, filmées, et trouveront un écho, d’une manière ou d’une autre.
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Pierre Mahey, comme un passeur de la parole
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Les interventions souvent pertinentes ont permis des discussions éclairées
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Des grands projets
Le renouvellement urbain du Village 2 et le projet espace Rocade sud ont été les grands sujets de la première partie. Revenant sur le relogement, deux habitantes ont exprimés deux témoignages opposés. L’une satisfaite de la procédure de relogement, et une autre pas encore relogées et dont les problèmes s’accumulent. Henri Sanchez, directeur général adjoint des services du CCAS, connaît les problèmes et dit « travailler au cas par cas ». Il ajoute que « ce grand espoir d’amélioration passe par de grandes difficultés ».
Autour du projet Rocade Sud, de nombreux espoirs et incertitudes ont été formulées. Encore au stade d’ambition, il était difficile de répondre aux problèmes concrets posés par les habitants. Mais, sur le sujet, l’intervention phare revient à cet habitant qui offre un cours d’histoire remarquable sur la succession de « maires fous » que la Ville d’Echirolles a connu. La piscine, le programme de logement au Village II, la création de La Rampe, l’arrivée du Tramway, l’éclosion du centre Ville, la nouvelle mairie. « Il faut accepter que les choses changent, mais je regrette qu’on ne participe pas assez. Si les gens ont peur, c’est peut-être qu’ils ne savent pas assez ».
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L’inter-âges
La place des jeunes dans la Cité a fait débat, peut-être étaient-ils un peu plus présents que d’habitude lors de cette édition des assises mais encore bien minoritaire dans l’assistance. Il a été reconnu de concert « le manque de visibilité et d’identité de la jeunesse de la Ville d’Echirolles ». Les jeunes bougent à Echirolles, ont les moyens de s’exprimer, mais le pont entre les générations ne semble pas fonctionner. Et cette question posée en filigrane : Qui des jeunes ou des anciens doivent aller vers les autres ?
A ce titre, il a été souligné le manque d’une structure inter-générationnelle avant de parler de l’Espace Picasso, qui a la volonté d’être un équipement à vocation de liant entre les générations. « Il y a des actions en direction des jeunes et des adultes » explique-t-on, « mais ça reste difficile de planifier des activités où se retrouvent les générations. Mais on ne baisse pas les bras ».
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La question des relations entre anciens et jeunes aura été longuement traitées
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Les élus du conseil municipal des enfants ont eu un moment pour s’exprimer.
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La concertation au coeur
Après un repas offert et servi par des jeunes de l’Apase, les débats on repris autour du projet d’un forum social. Les habitants débordaient d’idées dans les grandes lignes de son utilisation. Un Echirollois sourd et muet s’est exprimé en langage des signes sur leurs difficultés pour communiquer avec la Ville. Une preuve supplémentaire, que toutes les ressources n’ont pas été exploitées et qu’il est important pour la Ville de continuer à solliciter les habitants pour toujours innover dans la concertation. Le forum 21 est à ce titre une démarche reconnue nationalement et jugée « remarquable » par le grand témoin Alain Faure.
Les débats se sont conclus autour du dernier clip qui traitait de la famille, de la maison de l’enfant, et de la GUSP (Gestion Urbaine et Sociale de Proximité). Il a également été évoqué l’importance et la vigueur du tissu associatif Echirollois. Mais charge à un habitant de sortir le proverbe qui résume au mieux le principe de ses assises « Si on échange un objet, on a chacun 1 objet, si on échange 1 idée, on a chacun 2 idées »
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Témoignages d’assises
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Mickaël Guillin « J’ai découvert des choses »
"Je ne connaissais pas du tout les assises. On a été invité a participer par notre directrice de crèche, et je suis venu uniquement pour lui faire plaisir. C’est une personne qui fait beaucoup et on voulait lui montrer que les gens qui ne se bougent pas peuvent sacrifier une soirée.
Les assises remplissent bien leur rôle. Il y a des gens qui se bougent qui ont pu parler et être entendus, et les gens qui ne se bougent pas comme moi ont découvert des choses."
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Sonia Merimi
« Ca nous fait grandir ! »
"Ce type de soirée est intéressant. Ca nous fait grandir ! C’est un bon moyen de s’exprimer, même si on a parfois du mal à prendre la parole et si on n’a pas de réponses immédiates. Ca serait plus facile en petit comité. Mais au moins, les élus entendent nos questions et nos problèmes. Cela permet aussi d’entendre parler d’autres sujets, de se tenir au courant de projets comme celui de rénovation du Village 2 ou de couverture de la Rocade Sud, dont on n’avait jamais entendu parler. Ca permet d’obtenir des informations. Mon seul regret, c’est que si on ne s’implique pas un minimum dans le vie de la ville, on n’est pas forcément au courant de ce genre de rendez-vous, on n’est pas sollicité."
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Jean-Paul Gonthier
« Le plaisir d’être ensemble »
"C’est comme de se rendre à un buffet de fin d’année ou à une réunion un peu festive. Il y a le plaisir d’être ensemble. Les assises permettent de faire un tour d’horizon, de redécouvrir les idées et les projets. Je participe le plus souvent possible et je suis satisfait de ce qui se fait dans la ville. Il n’y a pas lieu d’avoir peur, les projets découlent souvent du bon sens."
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Alain Faure : le grand témoin
Alain Faure s’est exprimé à deux reprises lors des assises, une première fois à mi-séance, et une deuxième fois pour conclure. S’il se disait méfiant en préambule, il se dit « bluffé » en fin de soirée. « C’est audacieux de jouer de type d’échanges » ajoutait-il. Et autant « de fierté et de plaisir à un si grand nombre, c’est rare ». « J’ai été étonné par le nombre de types de participation. Echirolles est bien placée pour faire de l’innovation collective ».
Comparant beaucoup avec la ville de Naples qu’il étudie en ce moment, Alain Faure a insisté autour de plusieurs points essentiels selon lui pour la Ville : La fierté et les trophées Echirollois qu’il faut entretenir « Le livre de Montergnole est une étape. Echirolles a une longue histoire et il faut parler de cette histoire » ; le débat oral avec les communes voisines « Beaucoup de problèmes ont été entendus, les voisins se posent les mêmes questions. Il y a des choses à partager » ; Une façon de raconter l’avenir de ce que sera Echirolles et sa région urbaine « Le projet Rocade, c’est l’idée de dire on va créer un espace qui va casser une frontière historique et on imagine ce que seront demain les métropoles. »
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Alain Faure, docteur en sciences politiques
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