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Le futur se construit dès aujourd’hui. Porté par la Ville d’Echirolles, en partenariat avec L’agglomération Grenobloise, les communes d’Eybens, Grenoble, c’est un véritable projet urbain pour le Sud-agglo qui vise à réconcilier la Rocade Sud avec les tissus urbains.
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Un projet de grande envergure
Le maire Renzo Sulli a rappelé dans son discours introductif l’enjeu d’un tel projet : " espace ROCADE sud agglomération concerne en l’état actuel 40 000 emplois et 90 000 habitants ce qui constitue un potentiel considérable, pas toujours suffisamment évoqué dans les intentions politiques des uns et des autres. Pourtant, les enjeux à aborder sont multiples et nous permettent de décliner ce projet sud agglomération autours des valeurs : de solidarité, d’urbain et de durable ". Le projet est à l’heure actuelle encore au stade d’ambition, d’une volonté politique de donner une direction à la ville, " d’intégrer cette vision pour réfléchir l’aménagement actuel et faire en sorte que la Ville devienne ce que l’on souhaite qu’elle devienne. Ce qui sera réalisable sera fait dans cette perspective. " explique le maire. Yves Sauvage, architecte-urbaniste, en rappellera les fondements " On a proposé des principes mais les projets sont à faire ". Mais à l’heure où la Ville de Grenoble est candidate aux Jeux Olympiques d’hiver de 2018, il est nécessaire de dégager une ligne claire.
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La salle du conseil était pleine pour ce conseil municipal extraordinaire
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Marc Baïetto, maire d’Eybens, et Renzo Sulli, maire d’Echirolles pour un projet commun.
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Une ambition partagée
" Le travail d’étude urbaine présenté ce soir propose cette perspective dans une ambition partagée avec les communes
d’Eybens et Grenoble. " rappelle Marc Baïetto, président du SMTC (Syndicat mixte des transports en commun), vice-président du conseil général (chargé de l’aménagement et de l’organisation des territoires, des transports et des déplacements) et maire d’Eybens, avant de souligner les enjeux importants en matière de déplacements, de logements et d’économie qui restent à relever. " Il est scandaleux que notre agglomération renvoie ceux qui la font vivre à 50km " et de rappeler que le projet a " la capacité de créer de l’ordre de 20000 à 30000 logements sur des espaces existants que l’on requalifie ". Un projet qui se dessine pour les villes à l’échelle de l’agglomération.
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Une continuité urbaine
Une des idées majeures du projet réside dans la réappropriation de l’espace urbain et d’un maillage plus important entre les quartiers nord et le centre d’Echirolles, avec une couverture partielle de la Rocade Sud. Il s’agit de gommer l’effet de coupure nette de la rocade sud pour rapprocher les quartiers des Essarts et Villeneuve du centre ville avec une multiplicité des échanges de voiries, et la création d’un "centre 2" entre les quartiers. En ressort une continuité favorable à la mixité urbaine et sociale.
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Yves sauvage, architecte-urbaniste, est revenu en détail sur les perspective du projet.
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De nombreux schémas étaient présentés pour illustrer les différents projets envisagés et mettre en contraste le sud-agglo d’aujourd’hui à ce qu’il pourrait devenir.
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La rocade, une autoroute apaisée
La restructuration de la rocade est également un point clé du projet. Pensée pour être parcourue à 110km/h, la rocade sud a été conçue avec des bretelles d’entrées et des infrastructures autoroutières. Dans la présentation se dégage l’idée d’une autoroute apaisée, avec une réduction de la vitesse à 70 km/h qui pour un temps de déplacement sensiblement identique, offre des possibilités urbaines : davantage de franchissement pour éviter le cabotage, améliorer la fluidité globale avec une augmentation des échangeurs, possibilité de création de voiries type contre-allées...
Avec une couverture partielle, la réduction des nuisances sonores, visuelles et de la pollution, le cadre de vie s’en trouverait amélioré, la coupure urbaine effacée, et émerge l’idée de mettre en réseau les grands espaces.
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Autour de la concertation
Lors du débat, les élus ont été questionnés par les habitants autour d’une absence de la participation des habitants dans le comité de réflexion, et plus généralement d’une absence de concertation. En réponse, le maire a indiqué que « le projet n’est pas nouveau et a été évoqué à de nombreuses reprises dans les comités de quartiers ou lors de la campagne électorale. » Il a aussi précisé que « c’était un projet de pure prospective ». Dans tous les cas, il y aura bien une concertation avec les habitants, comme il en existe sur bien d’autres sujets, et comme il est de coutume sur la commune.
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Avant le vote, des échanges ont eu lieu entre les élus et les habitants. Il a été rappelé par le maire qu’il s’agissait encore d’un projet "de pure prospective"
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Paroles d’élus
Seul le groupe MoDem s’est exprimé contre le projet. Thierry Labelle, son président, regrette d’abord un manque d’information : "Nous nous réunissons pour la première fois sans débat préalable en commissions municipales, sans aucune connaissance des discussions du comité de réflexion, qui nous auraient permis d’aborder ce projet".
"On nous propose un projet béton, une intensification urbaine. Nous ne partageons pas du tout cette vision que vous souhaitez donner à nos enfants".
Anne-Sophie Mérot (verts et écologistes) rend hommage "à la vision de porter ce projet d’infrastructure ambitieux pour la Ville d’Echirolles, qui, si tout se passe bien, ne verra cependant le jour que dans une quinzaine d’années. Cette durée nous permet de mesurer la détermination que doivent garder les équipes politiques actuelles et futures pour le mener à son terme".
Comparant l’ampleur du projet "à la création d’autoroute urbaine au nord de l’agglomération", elle attire l’attention "sur le fait que les collectivités territoriales ne pourront pas financer les deux projets". Et de s’adresser au maire : "Si vous êtes pour un espace rocade Sud, vous êtes forcément contre la rocade Nord".
En écho aux critiques sur le fond du MoDem, Laurent Berthet (Socialistes et républicains) souligne, au contraire, "une reconquête des espaces, la place de l’humain au centre de la ville. Nous voterons cette délibération pour engager une démarche. Rien n’est définitif, tout sera concerté".
Christian Melcion (Echirolles autrement) s’interroge sur la volonté des futurs partenaires "Serons-nous prioritaires face à d’autres projets ?" Il note la nature "simplement provisoire des financements", tout en estimant "qu’ils seront plus importants que le chiffre annoncé".
Chantal Gomez (Lutte ouvrière) "approuve la démarche de relier la Ville neuve au centre-ville, de lutter contre le bruit". elle émet toutefois des réserves "compte tenu de la situation économique", et espère "que ce projet grandiose n’aura pas d’impact sur la fiscalité locale".
"Ne ramenons pas ce projet à du béton" déplore le maire Renzo Sulli. " Cette remarque m’irrite car elle ne reflète pas la réalité. Nous avons toujours fait de la solidarité. Le logement, les équipements, les espaces publics et de vie sont des demandes majeures des habitants. Ce sont des arguments plus forts que la polémique". En matière de concertation, "les habitants et les associations seront parties prenantes. Le projet appartient à l’ensemble de la ville et de l’agglomération".
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